Dude Rates Movies

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Steve Jobs
10
Danny Boyle (2015)
Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen
Friday 11 September 2020 AD

The fast-paced screenplay of Aaron Sorkin, the rousing music of Daniel Pemberton, the brilliant acting from everyone, all instruments of this orchestra get skillfully played by director Danny Boyle to launch an opera whose inertia seems unstoppable. We wonder how the hell so much character development and so much information can be packed into such a minimalistic device. The movie starts and ends in one breath, one small powerful breath of emotions and curiosity. Exceptional.

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Mulan
1
Niki Caro (2020)
Yifei Liu, Donnie Yen, Li Gong
Wednesday 9 September 2020 AD

So lame. The animated movie is vastly superior.
- The so-called "chi" gives a magic advantage to Mulan, which undermines the idea that she becomes a strong warrior because of determination, hard work, and skills. It also undermines the feminist aspect of the story, since her becoming best of the regiment now depends on an unfair advantage.
- Way less believable that Mulan would be mistaken for a man when played by a real actress.
- The eagle is a woman. What have they been smoking over there.
- Bad guys leader (not huns?) has the charisma of an afternoon TV show's bad guy.
- Too serious to contains song or jokes. Therefore no Mushu, and no "I'll make a man out of you." When even make the movie.
- The animated movie is light-years ahead in term of beauty than this live-action crap. The comb she leaves before fleeing from her house is like a random thing. No rag doll from the burned village. No Attila appearing at the top of the ridge, no cavalry charge form thee top of the mountain. Everything is plain.

I'm gonna pretend this doesn't exist.

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The Farewell
6
Lulu Wang (2019)
Shuzhen Zhao, Awkwafina, X Mayo
Monday 7 September 2020 AD

A movie with many great qualities, including: wonderful actors (I'm particularly a fan of the main character, Billi, played by Awkwafina); neat cinematography; neat music; and an interesting peek into Chinese culture. But: nothing really happens in this story.

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Predestination
7
Michael Spierig, Peter Spierig (2014)
Ethan Hawke, Sarah Snook, Noah Taylor
Sunday 6 September 2020 AD

A movie about time travel whose story is entirely focused on making causal loops about time travel. It's almost as if someone was trying to engineer a thought experiment on the limits of causal loops in time travel, and was trying to reduce the story only to that. As such, the result is incredible in terms of logic (I would say this is the best movie about the logic of time travel), but it's not that of an interesting movie in terms of character development, story, etc.

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Inception
5
Christopher Nolan (2010)
Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Ellen Page
Saturday 5 September 2020 AD

I've understanded it better than when I watched it in the theater, but I'm still losing it near the middle. Architecturing dreams still feels like cheating to shoot cool action scenes in arbitrary scenery. Hard to believe inception is more efficient than awake manipulation by a good salesman. I don't really care about the characters, and stakes feel mechanical (this one wants to get back to his children, this one wants a concurrent to abandon, yeah whatever gets the story going). Why are limbo dangerous if you can just kill yourself to get out? Why do the kicks need to be synchronized? Why isn't a single kick from the root level sufficient at all? Why aren't they weightless in the snow level? What the hell is he trying to do with the elevator? Please don't tell me the elevator is supposed to go down because of the blast from the explosion (weightlessness doesn't disable friction and it certainly doesn't make an elevator massless so that it can be moved fast by a tiny explosion). Why not slap them in the face?

None of those questions matter, because the screenplay brings up answers out of thin air in the middle of the movie anyway, so I'm sure we can find answers for everything.

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Sex, Lies, and Videotape
8
Steven Soderbergh (1989)
James Spader, Andie MacDowell, Peter Gallagher
Sunday 30 August 2020 AD

Interesting.

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Tenet
Review (FR)
5
Christopher Nolan (2020)
John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki
Sunday 30 August 2020 AD

"Don't try to understand it"

"Don't try to understand it." Voilà la phrase prononcée par le personnage joué par Clémence Poésy lorsqu'elle explique au protagoniste le concept principal du film. Le protagoniste considère alors la notion d'un œil curieux, et, comprenant qu'il va devoir utiliser son intuition plutôt que son raisonnement, répond "Instinct. I can do that." Cette échange résume à peu près l'échange implicite qui a lieu entre Christopher Nolan et les spectateurs de Tenet lorsqu'ils se retrouvent soumis aux scènes du film qui génèrent une confusion extrême par les bizarreries conceptuelles qu'elle renferment.

L'échec de ma première vision de Tenet s'est échafaudé en 3 étapes. La première étape fut de ne pas comprendre la logique des scènes que je voyais à l'écran, car elles font appel à un concept avec lequel il est compliqué de se familiariser. La deuxième étape fut de réfléchir aux scènes que je venais de voir auparavant pour mieux les comprendre, ce qui me laissait alors déconcentré pendant les dialogues faisant avancer l'intrigue (que je n'arrivais donc à suivre que par bribes). Enfin, la dernière étape fut de réfléchir plus profondément au concept principal dans mon lit une fois de retour chez moi, et de me rendre compte qu'il déclenche de nombreux paradoxes que le film ne résout pas forcément de manière satisfaisante dans les scènes concernées.

Malgré l'aspect paradoxal inhérent à la notion de manipulation du temps, je ne suis généralement pas réfractaire aux films sur le sujet. Les films les mieux construits arrivent à générer chez la plupart des spectateurs une suspension d'incrédulité sur les paradoxes, en installant une espèce de logique qui a du sens lorsqu'on se met dans le bon état d'esprit. Je suis toujours preneur d'une vision de l'éternel Retour vers le Futur ou de l'excellent Predestination. Avec Tenet cependant, Nolan fait tout le contraire de cela : il nous présente le film d'une manière si peu intuitive que nous sommes obligés de réfléchir à ce que nous voyons, et donc de se confronter à la limite du concept à cause de ses paradoxes. Ou bien à profiter des scènes d'action sans trop chercher à comprendre et en faisant une confiance aveugle à Nolan sur le fait qu'il existe un niveau de compréhension où tout cela est bien cohérent (ce qui n'est pas spécialement intéressant en tant que spectateur).

La "Nolan touch" se rajoute au-dessus de tout ça, avec une mise en scène grandiose et une musique tonitruante (Hans Zimmer, travaillant sur Dune de Denis Villeneuve, a été remplacé par Ludwig Göransson, mais le style est très similaire et tout aussi envahissant). On a l'impression que la moindre chose filmée est d'une importance et d'une envergure considérables. Je me suis surpris à trouver ridicule l'utilisation d'une musique si énorme lors d'une scène d'action où on voyait juste le protagoniste accroché à un camion de pompier. Ok c'est relativement impressionnant, mais pas à ce point-là ! Quel abus ! Nolan rajoute de la musique sur son film comme quelqu'un rajouterait du sucre sur ses plats pour essayer de rendre tout et n'importe quoi exceptionnel. En soi, cela fait son petit effet et on passe un bon moment, mais lorsqu'on a compris l'astuce cela semble un peu creux.

Au-delà du concept de science-fiction au cœur du film, il y a l'intrigue. Je ne l'ai comprise que par bribes, mais j'en ai compris assez pour savoir que ce n'était pas ma tasse de thé. On a le droit à un riche dealer d'armes, à une organisation secrète mais puissante, à un plan démoniaque, et à une femme pour laquelle le protagoniste développe une certaine affection, et tout cela converge ni plus ni moins à un risque de troisième guerre mondiale (!!!) Nolan n'a jamais caché son envie de réaliser un James Bond, et on est en plein dedans, avec toutes les exagérations et les bêtises que cela inclus.

Bref, je vais sûrement passer encore quelques jours à réfléchir au concept principal et à la manière dont il s'intègre aux scènes du film, pour la satisfaction intellectuelle qu'il y a à étudier l'idée centrale du film et ses limites, mais je me vois difficilement revoir Tenet pour le plaisir de voir un bon film. C'est à peu près le même constat que j'avais eu lorsque j'avais vu Inception. Ce dernier comporte cependant de nombreux fans, et je n'ai donc pas de doute sur la fanbase que générera Tenet, et de tous les débats cinématographiques qui s'en suivront.

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Titanic
10
James Cameron (1997)
Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, Billy Zane
Saturday 22 August 2020 AD

Comme lors de mes précédentes visions, j'ai un seul problème avec le film qui est la partie où Rose vient sauver Jack, ils remontent sur le pont, ils se retrouvent à nouveau dans les profondeurs parce qu'ils sont poursuivis par Cal, et ils doivent à nouveau remonter. Cette gymnastique du péril haut-bas-haut-bas-haut est un peu fatiguante, et le film pourrait probablement être amputé d'environ 10 minutes quelques part dans ces scènes-là.

J'adore le socle romanesque avec le portrait d'une jeune femme retrouvée dans les profondeurs de l'océan 80 plus tard, et ladite femme qui vient retrouver ses objets de jeunesse et conter son histoire. La critique sociale avec le contraste entre l'aristocratie et les classes moyennes et pauvres.

Je suis toujours impressionné par la capacité du film à générer du suspens sur des actions dont nous connaissons l'issue. Je suis toujours accroché à mon fauteuil quand le bateau est en train de ralentir et de tourner pour tenter d'éviter l'iceberg (alors qu'on sait tous qu'il va toucher). Je suis toujours touché par cette anxiété quand Rose met du temps à rappeller à l'aide le canot qui revient voir les passagers gelés et qui est sur point de repartir (alors que c'est elle qui raconte l'histoire).

Le film est accusé d'être niais. On parle d'une jeune femme qui va être mariée contre son gré à un connard impérial, ce qui la condamnera à une vie de bonne femme dans un milieu qu'elle ne supporte pas. Elle est au bord du suicide, et, après une phase initiale de résistance, part en roue libre lorsqu'elle fait la connaissance d'un jeune homme super cool. Donc, je note : l'empathie, c'est niais.

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Blue Velvet
7
David Lynch (1986)
Isabella Rossellini, Kyle MacLachlan, Dennis Hopper
Tuesday 18 August 2020 AD

Soft as velvet!

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The Old Guard
2
Gina Prince-Bythewood (2020)
Charlize Theron, KiKi Layne, Matthias Schoenaerts
Monday 13 July 2020 AD

This moment when the movie is so lame I stop following the story and I just pay attention to the way it is filmed, analysing framing and stuff, but that also gets tedious because it’s so consistently and boringly formatted without any imagination. Prime example of Netflix producing garbage projects they bought the right of from traditional studios, without thinking about the fact that there might be a reason why the traditional studios abandoned the project. And since Netflix is subscription-based, you can’t even know how the movie actually performed; the only standard they need to be up to is to convince the spectator that a new movie that could be good is coming, so that you don’t unsubscribe.

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Heavenly Creatures
2
Peter Jackson (1994)
Melanie Lynskey, Kate Winslet, Sarah Peirse
Saturday 4 July 2020 AD

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King Kong
Review (FR)
10
Peter Jackson (2005)
Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody
Saturday 27 June 2020 AD

Chacun a son film épique préféré. Pour la génération de nos parents, cela peut être 2001 l'Odyssée de l'Espace, Lawrence d'Arabie, ou Il était une fois dans l'Ouest. Pour la génération actuelle, la trilogie du Seigneur des Anneaux est probablement l'élue. En ce qui me concerne, mon épique favori est le remake de King Kong de 2005. Réalisé par Peter Jackson après les Deux Tours, ce long film de 3h a plus ou moins disparu de la culture populaire après un honnête succès au box-office. Et pourtant, à chaque nouvelle vision (je ne compte pas, mais je dirais que celle de la semaine dernière doit se trouver entre la cinquième et la dixième), je ressens toujours la même force d'appréciation que celle que j'ai eu lorsque j'ai vu le film la première fois au cinéma il y a 15 ans.

Cette appréciation, c'est d'abord celle d'une construction et d'une cohérence parfaites. King Kong fait partie de ces films qui prennent leur temps, mais qui ne brodent pas. Ainsi, toutes les scènes apportent quelque chose d'important à l'histoire, au divertissement, ou à la caractérisation des personnages. C'est simplement que ce développement est mené avec tant d'application, en bonne et due forme, que cela prend du temps. L'allure générale qui en ressort est une construction en trois actes, épique et parfaite. On ressort de l'histoire avec l'impression d'avoir vécu une longue aventure, avec un début, un milieu, et une fin, et que tout cela a été élégamment agencé et exécuté.

Cette aventure laisse un souvenir d'autant plus incroyable qu'elle est ponctuée de scènes d'action extraordinaires. Ce combat entre Kong et les V. Rex est tout bonnement un chef d’œuvre d'action. L'action est compréhensible. Nous n'assistons pas à des trucs qui explosent dans tous les sens où à des plans de 1 seconde rapidement coupés à chaque coup porté. Au contraire, Kong, Ann, les dinosaures ont chacun une place précise dans l'espace, et on suit avec une forte impression la bataille qui est menée.

Enfin, le développement du lien entre Ann et Kong est écrit de manière remarquable. Cette époque de récent confinement et de télétravail m'a permis de comprendre un aspect important de l'histoire que je n'avais pas saisi auparavant : Kong est seul. À moins que le film nous ai caché quelque chose, c'est le seul gorille géant sur cette île, et il est là, bloqué tout seul sans personne à qui parler ou avec qui se changer les idées. La population indigène semble lui offrir plus ou moins régulièrement des prisionnièr(e)s, mais sa primitivité lui empêche de saisir ces opportunités pour avoir de la compagnie, il préfère les tuer et les manger. Ann Darrow est différente, grâce à son esprit et sa personnalité, elle va réussir à le toucher pour développer un lien.

Le film se vante de manière assez subtil de la qualité de ce développement par rapport au développement médiocre dans le film original de 1933. Dans la scène où Kong est donné en spectacle à Broadway, une version reconstituée des événements de l'histoire est jouée par des danseurs sur scène et par une actrice blonde "quelconque", et cette reconstitution basique ressemble en fait de très près à la manière dont était faite la scène dans le film de 1933. Lorsqu'elle commence à jouer, l'actrice crie "oh sauvez moi" et crie de manière ridicule, et on s'afflige du manque de conviction et de texture de cette performance, tout comme on pouvait s'affliger du manque de personnalité pour le personnage d'Ann Darrow de 1933 (qui passe l'essentiel du film à crier). Notons que Peter Jackson est un fan absolu du King Kong original, et mon interprétation de cette scène ne correspond donc peut-être pas à son intention.

Une scène charnière du King Kong de 2005 est celle où Ann Darrow se retrouve face au dernier V. Rex survivant, et où Kong débarque derrière elle. À ce moment, Ann recule pour se réfugier sous Kong. Elle a "choisi son camp", et Kong baisse rapidement les yeux pour considérer cette action et constater qu'on lui accorde de la confiance et de l'importance (la motion capture à cet instant est parfaite). Imaginez un gros gorille seul sur son île depuis des années, primitif et aliéné, et qui voit soudain cette petite créature, une femme, lui accorder sa confiance, faire d'elle son gardien. Il n'y alors plus aucun doute sur la raison de son attachement à Ann.

C'est juste parfait.

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Victoria
Review (FR)
8
Sebastian Schipper (2015)
Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski
Sunday 14 June 2020 AD

Après Birdman et 1917, je cherchais des films faits d'un seul plan réel (et non montés pour donner l'impression d'un plan continu), autre que le bizarre et insatisfaisant Russian Ark. On m'a recommandé Victoria, film allemand de 2015.

Le film raconte l'histoire d'une jeune femme, Victoria, qui sort d'une boîte de nuit à Berlin, et qui sympathise avec une bande de jeunes berlinois, eux-mêmes tout aussi bien éméchés. La nuit semble tranquillement partie sur une série de rigolades et de bêtises dans les rues de Berlin, mais il s'avère que les garçons sont rappelés à certaines de leurs affaires non résolues, dans lesquelles Victoria se laisse emporter avec eux.

La première chose à souligner est la réussite absolue du film en ce qui concerne l'usage du plan-séquence. Pour ce genre de film j'ai toujours peur que le plan-séquence soit une contrainte trop forte qui empêche le film d'atteindre son vrai potentiel (le réalisateur naïf pourrait utiliser des mouvements de caméra non naturels ou avoir un rythme étrange dans son obstination de ne pas couper), mais ce n'est pas le cas ici. Victoria a été finement conçu pour être filmé en plan-séquence, et, de surcroît, le film joue dans les limites les plus larges possible. Ainsi, on observe évidemment une certaine unité de temps et de lieu, mais cela dure tout de même 2h18 et commence vers 4h du matin, si bien que le film commence la nuit et se termine au petit matin. Par ailleurs, c'est tout un quartier de Berlin qui est le terrain de jeu de l'action, on est donc loin du huit-clos, et on a le droit à une vaste gamme de décors. Dans tout cela, à aucun moment un mouvement de caméra ne semble pas naturel, aucun défaut de tournage n'est visible (tout du moins de manière évidente), et à aucun moment les acteurs ne trahissent leur personnage. Sur le plan de la performance, donc, c'est simplement extraordinaire.

Je souligne la qualité de la performance technique non pas dans l'idée d'expliquer ensuite que le film est bof dans la substance, mais simplement car j'aime bien être organisé. Le film en lui-même est ce qu'on pourrait appeler un thriller haletant, et, bien que pas spécialement grandiose, il est particulièrement prenant et efficace dans son genre. J'avoue cependant que j'ai eu du mal à me détacher de la réalité technique du plan-séquence, dont la sensibilisation ne peut que rendre le visionnage plus impressionnant, et je ne sais pas comment j'aurais réagi si j'étais un spectateur naïf qui n'aurait pensé regarder qu'un simple thriller.

On peut distinguer grossièrement deux parties dans Victoria. La première partie est légère et insouciante, et on y trouve un jeu d'acteur dans le style "ultra-réaliste", comme a l'habitude d'en filmer Richard Linklater (Boyhood, Before Midnight) par exemple, où rien de vraiment extraordinaire ne se passe, mais où les personnages semblent évoluer dans une sorte de liberté triviale et indépendante d'un scénario concentré, dans le seul but de montrer la poésie de la simple vie. Wikipédia indique que le scénario du film faisait 12 pages, et que la majorité des dialogues ont été improvisés. Le film tel qu'on peut le visionner correspond à la troisième prise (le budget en autorisait seulement 3), la première ayant vue les acteurs trop précautionneux, et la seconde trop fous. Cette notion de "liberté triviale et indépendante d'un scénario concentré" est donc à prendre au sens concret ici, elle n'a apparemment pas été simulée.

La deuxième partie, celle, où comme on peut s'en douter, les choses prennent une tournure qui honore l'inscription dans le genre du thriller, est assez terrible dans sa capacité à générer de l'anxiété. Victoria confirme avec Les Fils de l'Homme que le plan-séquence, s'il est bien appliqué, est l'outil cinématographique le plus redoutable afin de donner au spectateur une sensation de pur cauchemar. Bref, vous l'aurez compris, passer votre chemin si vous ne voulez pas être violenté, et sinon, accrochez-vous !

En somme, je suis sorti de ce film un peu sonné, perdu quelque part entre l'admiration de la performance technique, l'intense montagne russe d'émotions et d'anxiété qu'on venait de me faire vivre, et, mine de rien, un certain attachement pour les personnages et notamment cette chère Victoria. Ce n'est certainement pas un film pour égailler sa journée ou vivre des aventures fantastiques, c'est plutôt une bonne brique bien solide dans la gueule, mais c'est extrêmement bien foutu, bien joué, bien conçu, et avec une touche de poésie ici et là.

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Late Night
6
Nisha Ganatra (2019)
Emma Thompson, Mindy Kaling, John Lithgow
Saturday 13 June 2020 AD

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Onward
2
Dan Scanlon (2020)
Tom Holland, Chris Pratt, Julia Louis-Dreyfus
Saturday 6 June 2020 AD

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Before Midnight
7
Richard Linklater (2013)
Ethan Hawke, Julie Delpy, Seamus Davey-Fitzpatrick
Sunday 31 May 2020 AD

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The Gentlemen
7
Guy Ritchie (2019)
Matthew McConaughey, Charlie Hunnam, Michelle Dockery
Saturday 30 May 2020 AD

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Rewatch
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Once Upon a Time... in Hollywood
Review (FR)
9
Quentin Tarantino (2019)
Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie
Tuesday 26 May 2020 AD

Je me rappelle de mon visionnage de Once Upon a Time in Hollywood au cinéma, dans une salle comble, comme d'une de mes meilleures expériences au cinéma, seulement égalée par Le Loup de Wall Street en 2013. Non pas seulement parce que le film est génial, mais parce qu'il surprend, choque, et suscite le rire avec suffisamment de brio pour que ce soit particulièrement agréable de rire en compagnie du reste de la salle, et de vivre cette expérience où le public entier se comporte une sorte de super-spectateur qui réagit de manière harmonieuse à ce qu'il découvre. Tarantino a d'ailleurs bien compris ce plaisir, et y rend directement hommage dans le film lorsque Sharon Tate se rend à une projection de The Wrecking Crew et se délecte des réactions enjouées des spectateurs dans les scènes dans lesquelles elle apparaît. Ce passage du film, considéré par certains comme inutile, cristallise pourtant toute l'essence du cinéma de Tarantino : le plaisir de l'artiste à faire plaisir au spectateur.

Once Upon a Time in Hollywood se déroule à Los Angeles en 1969 et suit les aventures de Rick Dalton (DiCaprio), un acteur à Hollywood qui craint que sa carrière soit sur le déclin, et Cliff Booth (Brad Pitt), son cascadeur attitré. Les deux amis vivent une vraie bromance; Rick est plutôt du type émotif, tandis que Cliff est clairement décontracté. À Berverly Hills, le voisin de Rick est le célèbre Roman Polanski, qui habite avec sa femme, l'actrice montante Sharon Tate (actrice réelle dont le sombre destin fut d'être assasinée chez elle par une bande de hippies embarqués dans la secte de Charles Manson).

Avec Once Upon a Time in Hollywood, Tarantino accomplit une chose géniale : le développement d'un univers si riche et attrayant qu'il reste en tête les jours suivants la vision du film. Le Los Angeles d'époque est reproduit non seulement avec un soucis du détail extraordinaire, mais avec une chaleur toute séduisante. Naviguant de Beverly Hills à un ranch dans le désert en passant par le centre-ville de Los Angeles, le film ne manque pas de rendre la fresque d'autant plus immersive avec une bande-son omniprésente à base de bon vieux rock. La photographie est splendide, que ce soit pour mettre en valeur une cuisante visite dans un ranch du désert, un Los Angeles crépusculaire, ou la douce féérie d'un Beverly Hills nocturne. À la fin de ces 2 heures 40 de film, nous n'avons pas seulement l'impression d'avoir vu le pilote d'une série prometteuse, on ressent carrément le vide typique d'une fin de série dû au fait de ne plus suivre les aventures de nos personnages favoris dans leur univers.

Pour cela, Tarantino fait adopter à son scénario une structure peu orthodoxe. C'est très simple, le film semble être une géante introduction qui a pour seul but d'arriver à la scène finale, et passe son temps à travailler et broder la personalité des personnages pour que l'impact de la fin soit le plus fort possible. Pour certains spectateurs, l'expérience va être désagréable car ils vont trouver cela être une longue attente afin d'atteindre l'essentiel du film, qui se joue dans les dernières 20 minutes. Pour d'autres, comme moi, l'expérience va être fantastique, car cette longue exposition est là où se trouve la richesse du film, le finale étant simplement la cerise sur le gâteau. Le film me rappelle les (meilleurs) cours de lycée, ceux où le professeur ne peut s'empêcher de digresser sur des sujets annexes, perdant peu à peu le cap initial, et les digressions, qui s'enchaînent en cascade, sont en réalité bien plus intéressantes et amusantes que ce à quoi elles sont censé ammener. Ces digressions définissent un contexte, des exemples, et sont racontées avec une telle passion qu'elles décuplent l'intérêt pour le sujet final. C'est ainsi que s'y prend Tarantino pour définir les personnages de Rick, de Cliff, et de Sharon.

Lors de ma première vision, les seules digressions qui m'avaient laissé dubitatif sont celles où le film s'étalle sur le tournage des films avec Rick, et fait durer des morceaux de "film dans le film", de toute évidence un hommage aux films de cette époque. Je fais parti de ces jeunes spectateurs modernes pour qui ces vieux films ne sont pas spécialement accrocheurs, et visionner une relativement longue reconstruction de leur genre n'était donc pas la partie la plus marrante du film. Cependant, la deuxième vision m'a permis de me concentrer certains éléments subtils de cette reconstruction comme par exemple le fait qu'un travelling de camera est accompagnée du bruit du système qui fait bouger la caméra (la caméra "narratrice" est confondue avec la caméra "présente" dans la scène) ou tout simplement les détails du jeu d'acteur de DiCaprio, qui évidemment doit jouer sur deux niveaux: la niveau du personnage de Rick, et celui du personnage joué par Rick.

La deuxième vision est aussi bénéfique en ce qui concerne certains éléments historiques de la famille Manson. La scène où Charles Manson va chez Sharon Tate m'était absolument obscure lors de mon premier visionnage (je ne savais pas qui était ce personnage, ni l'intérêt de cette scène), mais lors du second visionnage (plus précisément le second visionnage après un article Wikipédia) cette scène apparaît comme terriblement creepy.

Ces deux exemples sont probablement juste un échantillon parmi les innombrables références et subtilités que le film doit contenir. On a donc là non seulement un film qui, moyennement quelques passages qui laissent interrogateurs, est génial lors de la première vision, mais qui se bonifie aux visions suivantes, et recèle sûrement un tas de trésors à découvrir si on s'intéresse à ses références. Bref, c'est riche, et la route vers la découverte de cette richesse est amusante et divertissante. C'est du Tarantino en bonne et due forme.

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Don't Breathe
7
Fede Alvarez (2016)
Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette
Wednesday 20 May 2020 AD

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The Peanut Butter Falcon
7
Tyler Nilson, Michael Schwartz (2019)
Zack Gottsagen, Ann Owens, Dakota Johnson
Saturday 16 May 2020 AD

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Extraction
7
Sam Hargrave (2020)
Chris Hemsworth, Bryon Lerum, Ryder Lerum
Thursday 7 May 2020 AD

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Apollo 11
Review (FR)
10
Todd Douglas Miller (2019)
Buzz Aldrin, Joan Ann Archer, Janet Armstrong
Monday 4 May 2020 AD

Nous vivons dans une ère de l'éditorialisation où il devient de plus en plus difficile de trouver de l'information à l'état brut, c'est-à-dire des textes, des photos, des vidéos. Lorsqu'une information ou un fait historique fait le buzz, combien de personnes voient réellement l'artefact qui est à la base ? Très peu, car les seules choses qui sont trouvables sont des vidéos YouTube de 30 secondes éditorialisée, avec une voix off qui nous explique l'événement, avec seulement un des morceaux percellaire de l'information brute, ou alors des retweets de retweets de retweets, ou alors un reportage au JT un peu plus avec toute sortes d'explications et parfois d'interprétations.

Dans ce modèle, l'information brute n'a pas seulement perdue sa valeur, elle est un boulet à l'éditorisation, puisque toute la richesse qu'elle contient dans ses détails sont autant d'éléments qui risquent d'être incohérents avec l'interprétation qui en est faite par celui qui présente l'information, ou tout du moins qui mettraient en exergue sa grossière incomplétude. Ainsi, nous ne sommes plus dans un monde où les plus curieux cherchent des explications pour une observation, mais dans un monde où les plus curieux cherchent des observations pour une explication.

Dans ce monde, Apollo 11 apparaît, tel un mirage, un espoir, un albatros royal rayonnant de toute sa majesté. Une masse de vidéos d'époque, soigneusement retouchées, mises adroitement les unes à la suite des autres, sans aucune narration, sans aucune interview, mais seulement avec des annotations les plus minimalistes possibles, et une musique grandiose pour rendre l'aventure palpitante. Je vous parle des plusieurs minutes de vidéos, ininterrompues, prise depuis le module Eagle lorsqu'il effectue sa descente sur la surface lunaire, seulement annotées de l'altitude courante et du niveau de carburant restant, accompagnées des communication radio entre Apollo 11 et Houston. De plusieurs minutes de vidéo ininterrompues où la fameuse phrase "This is a small step for man..." n'est pas ce qu'a dit Neil Armstrong lorsqu'il a marché sur la Lune, mais ce qu'a dit Neil Armstrong pour le show entre 2 commentaires techniques sur la surface lunaire.

Alors oui, ce format ne favorise pas la quantité d'informations transmises, et il lève plus de questions qu'il n'en clos. Que font tous ces ingénieurs de la NASA devant leurs innombrables consoles ? Quel est le sens de tous ces termes techniques utilisés dans les communications ? Pourquoi y a-t-il un blackout de communication pendant la ré-entrée atmosphérique ? Et des tas d'autres pour lesquelles je vais devoir faire appel à Wikipedia ou à d'autres documentaires sur le sujet. Mais l'ambition d'Apollo 11 n'est pas de répondre à ces questions, elle est de bouleverser suffisamment l'esprit avec des images incroyables pour qu'on ai envie de se poser ces questions dans un premier temps.

Il s'agit là d'une exploitation élémentairement grandiose du cinéma, au sens le plus noble du terme. Des images, du son, une histoire. La source d'une découverte et d'une réflexion. J'ai regardé Apollo 11 avec des frissons et une excitation enfantine, comme si on m'avait ammené devant un spectacle exceptionnel. Praise be. PRAISE BE!

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The Girl from Monaco
6
La fille de Monaco
Anne Fontaine (2008)
Fabrice Luchini, Roschdy Zem, Stéphane Audran
Sunday 3 May 2020 AD

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Snowpiercer
7
Bong Joon Ho (2013)
Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton
Friday 1 May 2020 AD

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The Innocents
5
Les innocentes
Anne Fontaine (2016)
Lou de Laâge, Agata Buzek, Agata Kulesza
Thursday 30 April 2020 AD

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Richard Jewell
7
Clint Eastwood (2019)
Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Brandon Stanley
Thursday 30 April 2020 AD

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Coco Before Chanel
7
Coco avant Chanel
Anne Fontaine (2009)
Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola
Thursday 30 April 2020 AD

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A Hidden Life
6
Terrence Malick (2019)
August Diehl, Valerie Pachner, Maria Simon
Thursday 30 April 2020 AD

tooooooooo long

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White As Snow
7
Blanche comme neige
Anne Fontaine (2019)
Lou de Laâge, Isabelle Huppert, Charles Berling
Thursday 30 April 2020 AD

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Mean Streets
2
Martin Scorsese (1973)
Robert De Niro, Harvey Keitel, David Proval
Thursday 30 April 2020 AD

Scorcese gangster movie Beta 1.0

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The Cabinet of Dr. Caligari
2
Das Cabinet des Dr. Caligari
Robert Wiene (1920)
Werner Krauss, Conrad Veidt, Friedrich Feher
Thursday 30 April 2020 AD

Cinema is as old as the world.

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Wild Strawberries
6
Smultronstället
Ingmar Bergman (1957)
Victor Sjöström, Bibi Andersson, Ingrid Thulin
Sunday 5 April 2020 AD

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Star Wars: Episode IX - The Rise of Skywalker
6
J.J. Abrams (2019)
Carrie Fisher, Mark Hamill, Adam Driver
Saturday 4 April 2020 AD

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The Guilty
9
Den skyldige
Gustav Möller (2018)
Jakob Cedergren, Jessica Dinnage, Omar Shargawi
Saturday 28 March 2020 AD

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Road Games
6
Roadgames
Richard Franklin (1981)
Stacy Keach, Jamie Lee Curtis, Marion Edward
Saturday 28 March 2020 AD

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La Belle Époque
5
Nicolas Bedos (2019)
Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier
Monday 23 March 2020 AD

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Les Misérables
9
Les misérables
Ladj Ly (2019)
Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga
Sunday 22 March 2020 AD

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Total Recall
7
Paul Verhoeven (1990)
Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Michael Ironside
Sunday 22 March 2020 AD

The story is interesting, but the many action scenes are really outdated. Long shot of one character shooting pew pew pew. Long shot of the other character shooting pew pew pew. Damage and havoc created by vehicles boom boom.

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Zombieland: Double Tap
7
Ruben Fleischer (2019)
Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone
Sunday 22 March 2020 AD

Pretty consistent with the first one: I spent a good time!

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Teen Spirit
6
Max Minghella (2018)
Elle Fanning, Agnieszka Grochowska, Archie Madekwe
Sunday 22 March 2020 AD

Max Minghella’s directional debut looks like any good directional debut. Sensitive, great acting, some good ideas here and there, some awkward moments here and there, not very significant overall.

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Frozen II
4
Chris Buck, Jennifer Lee (2019)
Kristen Bell, Idina Menzel, Josh Gad
Sunday 22 March 2020 AD

I didn’t hooked to all the fantastic stuff, but the fire lizard frog is very cute.

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Knives Out
9
Rian Johnson (2019)
Daniel Craig, Chris Evans, Ana de Armas
Tuesday 11 February 2020 AD

Brilliant screenplay.

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Bombshell
6
Jay Roach (2019)
Charlize Theron, Nicole Kidman, Margot Robbie
Tuesday 11 February 2020 AD

Margot Robbie was so hot in this! /s

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Jojo Rabbit
8
Taika Waititi (2019)
Roman Griffin Davis, Thomasin McKenzie, Scarlett Johansson
Tuesday 11 February 2020 AD

Finally a movie that offers a sensitive perspective of Hitler and not some cliché based on his few missteps that unfairly depicts him as some sort of devil /s

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Avengers: Endgame
4
Anthony Russo, Joe Russo (2019)
Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
Tuesday 11 February 2020 AD

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Judy
5
Rupert Goold (2019)
Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock
Tuesday 11 February 2020 AD

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The Lighthouse
5
Robert Eggers (2019)
Robert Pattinson, Willem Dafoe, Valeriia Karaman
Tuesday 11 February 2020 AD

A24 strikes again.

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1917
9
Sam Mendes (2019)
Dean-Charles Chapman, George MacKay, Daniel Mays
Tuesday 11 February 2020 AD

Stop saying the movie is one long shot for fuck sake! (Not because it was actually filmed in multiple shots, I don’t care how the movie was made, but because:) There are 2 shots in the movie, with a clear, black-screen-for-multiple-seconds pause between the 2 scenes, and this transition is narratively significant, and the second scene starts with a visual and auditive moment of cinema that is out of this world. So this is the reaction of a director who just made a movie in 2 shots, who was the grand favorite for the Oscar for Best Director in all betting sites, and who just lost (to Parasite’s director).

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The Two Popes
7
Fernando Meirelles (2019)
Anthony Hopkins, Jonathan Pryce, Juan Minujín
Tuesday 11 February 2020 AD

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Marriage Story
7
Noah Baumbach (2019)
Adam Driver, Scarlett Johansson, Julia Greer
Tuesday 11 February 2020 AD

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Joker
9
Todd Phillips (2019)
Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz
Tuesday 11 February 2020 AD

Christopher Nolan: "Hey my Batman movies are realistic takes on the Gotham universe". Todd Phillips: "Hold my beer". This is a phenomenal telling of Arthur Fleck's (the Joker real name) fall into madness and violence. The movie starts so realistic and dark, it doesn't even feel like it is in any way connected to the DC universe. The connection to the universe is made as Arthur embraces his Joker persona, which is sort of an elegant progression. Pussies won't like the movie because they confuse ideological validation with the plausible depiction of an unfortunate mechanism (or they're condescending enough to think they're smart enough to make the difference, but others might not, and somehow this is the movie's responsibility). Instead of enjoying the irony of an “applause” sign blinking when the Joker is invited on a TV show, they would like a “this is bad” sign blinking at the screening of the movie.

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Manon of the Spring
8
Manon des sources
Claude Berri (1986)
Yves Montand, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil
Tuesday 11 February 2020 AD

Such a strong and well-constructed story overall.

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Jean de Florette
9
Claude Berri (1986)
Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil
Tuesday 11 February 2020 AD

skycrapers

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8 Women
5
8 femmes
François Ozon (2002)
Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux
Thursday 26 December 2019 AD

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6 Underground
6
Michael Bay (2019)
Ryan Reynolds, Mélanie Laurent, Manuel Garcia-Rulfo
Thursday 26 December 2019 AD

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The Irishman
9
Martin Scorsese (2019)
Robert De Niro, Al Pacino, Joe Pesci
Thursday 26 December 2019 AD

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Ford v Ferrari
8
James Mangold (2019)
Matt Damon, Christian Bale, Jon Bernthal
Thursday 26 December 2019 AD

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Driven
6
Nick Hamm (2018)
Jason Sudeikis, Lee Pace, Judy Greer
Thursday 26 December 2019 AD

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Rio
5
Carlos Saldanha (2011)
Jesse Eisenberg, Anne Hathaway, George Lopez
Thursday 26 December 2019 AD

Berk.

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Pinocchio
9
Norman Ferguson, T. Hee, Wilfred Jackson, Jack Kinney, Hamilton Luske, Bill Roberts, Ben Sharpsteen (1940)
Dickie Jones, Christian Rub, Mel Blanc
Thursday 26 December 2019 AD

It is astounding that this is an animated movie from 1940 and that it is the second movie Disney made. The animation has nothing to shy about in comparison to modern classics. Talk about setting the bar high. Damn.

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Anastasia
3
Don Bluth, Gary Goldman (1997)
Meg Ryan, John Cusack, Christopher Lloyd
Thursday 26 December 2019 AD

I continued on my animated spree with this non-Disney which I had heard about multiple times. I found it just really boring. The lead character, Anastasia, has no personality.

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Tarzan
9
Chris Buck, Kevin Lima (1999)
Tony Goldwyn, Minnie Driver, Brian Blessed
Thursday 26 December 2019 AD

Still struck by Kuzco’s poor visuals, I rewatched one of my favorite Disney, that I hold dear ever since I saw it in theater when I was a child: Tarzan. It perfectly stood the test of time. It is visually brilliant, the music is great, the story is so well-paced, well-crafted.

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The Emperor's New Groove
3
Mark Dindal (2000)
David Spade, John Goodman, Eartha Kitt
Thursday 26 December 2019 AD

It had been sold to me as “The best Disney” or “not like the other Disneys”. Here’s a notice: if you usually like Disneys, and some people tell you about a Disney that is not like the others, well, you probably won’t like this specific one. Kuzco looks like it was written by some interns at Disney, with an entertaining voice-over sounding like some YouTuber, an endless flow of easy jokes, and an absolutely ridiculous plot where a dictator becomes (spoiler) a good guy because he took a stroll with a good daddy. Long gone the time where the morale of tales was pragmatic advice on how to make the best of real life in spite of its ruthlessness. The truth is that it wasn’t made by interns, but by artists in a hurry, which also explains why it’s visually so poor.

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The Bridge on the River Kwai
8
David Lean (1957)
William Holden, Alec Guinness, Jack Hawkins
Sunday 15 December 2019 AD

Alec Guinness is the boss. End of story. What really blows my mind is that <spoiler>they actually built the bridge for the movie, but then at the end, they blew up the bridge for the movie.</spoiler>

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The Searchers
6
John Ford (1956)
John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles
Sunday 15 December 2019 AD

The movie that apparently was an inspiration for Lawrence of Arabia, as David Lean was fond of John Ford. Well, Lawrence is vastly superior at all levels.

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Seven Samurai
5
Shichinin no samurai
Akira Kurosawa (1954)
Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima
Sunday 15 December 2019 AD

All pumped up for epic classics after Lawrence of Arabia, I jumped in head-first into the three hours and a half of Seven Samourais and… well… I’m writing those lines a few weeks after having watching it, and, to be honest, not much have sticked with me.

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Lawrence of Arabia
9
David Lean (1962)
Peter O'Toole, Alec Guinness, Anthony Quinn
Sunday 15 December 2019 AD

Steven Spielberg says that he watches Lawrence of Arabia again before starting shooting any new movie. “It pulverized me”, he recollects when thinking of when he saw the movie at the theater. Even though the effect on a young spectator like me was not as intense as what Spielberg must have experienced back then, I can definitely understand what he’s talking about. A lot of it has to do with the sheer visual power of the movie. It is a cinematographic masterpiece on a massive level.

First, there is the desert, which is vast, which has beautiful sand dunes and giant sandstone buttes. The cinematography embraces this display of nature on a very impressive way. You can feel the weight of the frame. Then, there are battle scenes with hundreds (if not thousands?) of extras, charges with lots of horses, etc. All of this is of course done for real without digital effects, and is edited in long, well-composed shots. Finally, there are all the little details, either in cinematography or editing, which ices the cake. The mirage on the horizon in the incredible well scene, the cut from the matchstick to the sunrise. All those fundamentally visual elements is what I found really striking in the movie.

As for the story itself, I found it rather interesting and easy to follow, but not extraordinary. I was afraid of the runtime, 4 hours, but it turned out to be okay. There is an interesting take in the story, though, which is the delusion in which Lawrence falls as he progressively thinks of himself as a prophet. From a movie from the early 60s, I expected a proper display of the white-savior trope, but the story is smarter than that. In fact, I could have guessed right from the personality of the lead character, Lawrence, which is a sophisticated, a bit exuberant, academic lieutenant, and not your traditional big guy from the army. Now, in spite of the screenplay’s best effort at being smart, I wouldn’t be surprised if the depiction of Arabian tribes happened to be rather cliché and awkward. I’m not knowledgeable enough to say.

Lawrence of Arabia belongs to a kind of cinema that is now dead. No production company would actually shot in the desert in the green screen age, nor would they hire hundreds of extras now that we can use GCI. They wouldn't allow a charge scene to be edited in one long shot, because that would mean wasting the 5 other camera angles. A movie cannot last 4 hours anymore, because then it means you cannot screen it enough times in the day to win all the dollars. It is said that director David Lean only filmed master shots, so that he had indirect power over the editing (what else than the master shot are you going to use if there is no coverage), so in fact I think David Lean wouldn't be allowed to walk on a film set today. We have contemporary directors like Christopher Nolan who try to apply some recipe for epic films (no CGI, shooting in film instead of digital, etc), but seeing Lawrence of Arabia, it really doesn't come close. So even if the movie doesn't get to me as much as my favorite modern movies can, there is still this weird feeling that I'm watching some incredible, grand movie, that is basically untouchable.

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The Lion King
2
Jon Favreau (2019)
Donald Glover, Beyoncé, Seth Rogen
Saturday 16 November 2019 AD

Zero emotion in the eyes and ears. SAD!

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Monster
5
Patty Jenkins (2003)
Charlize Theron, Christina Ricci, Bruce Dern
Sunday 10 November 2019 AD

Charlize Theron / 10. She is unrecognizable, and incredible. Other than that, the movie looks like a TV movie and is equally boring.

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Gangs of New York
9
Martin Scorsese (2002)
Leonardo DiCaprio, Cameron Diaz, Daniel Day-Lewis
Sunday 10 November 2019 AD

Scorcese makes movies so big and so rich it’s hard to get a handle on them and summarizes what was good. So here is a bit at random: the long take where Irish immigrants get enrolled in the army and go from one ship to another is brilliant.

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Kiss Kiss Bang Bang
3
Shane Black (2005)
Robert Downey Jr., Val Kilmer, Michelle Monaghan
Sunday 10 November 2019 AD

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Little Woods
3
Nia DaCosta (2018)
Tessa Thompson, Lily James, Luke Kirby
Sunday 10 November 2019 AD

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Ad Astra
4
James Gray (2019)
Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga
Monday 7 October 2019 AD

Brad Pitt plays an astronaut which is trained to be absolutely stoic in any situation. He does not panic. He does not fear. He analyses, reacts, overcomes™. As the movie progresses, cracks start appearing in this fortress of pragmatism, so we can peek at the emotions that lie beneath. Unfortunately, that doesn’t happen to the movie itself, which is consistently cold and terribly distant to its main character, paradoxally to the fact that he occupies the screen most of the time.

I experienced exactly zero emotion while watching this movie. Pitt plays a silent and secretive character, a type of role that Ryan Gosling thrived in with Drive, Blade Runner 2049 or First Man, except that we don’t feel anything for Pitt. One reason for such disconnect is that many scenes are too pictorial and not immersive. Cinematography director Hoyte Van Hoytema (Dunkirk) produces many gorgeous shots, but they are edited in such a clip-esque way, along with the grandiose music of Max Richter, that many scenes felt like attempts at cinematic poetry rather than actual scenes you can follow the main character in and therefore identify with him. This kind of symbolic narration is clearly not my thing.

Overall I felt like the whole movie took itself way too seriously, as if its story, which is some illustration for Psychology 101, was particularly subtle or grand. The ridiculous physics at the end only confirmed my dislike for this mediocre sci-fi drama.

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Aladdin
7
Guy Ritchie (2019)
Will Smith, Mena Massoud, Naomi Scott
Monday 7 October 2019 AD

I was skeptic at first, but Will Smith comes out as such an awesome genius! So much in fact that I started liking the movie when he appeared, adding such a fanciful presence to compensate for the soppy romance between Aladdin and Jasmine.

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Shoplifters
9
Manbiki kazoku
Hirokazu Koreeda (2018)
Lily Franky, Sakura Andô, Kirin Kiki
Monday 7 October 2019 AD

What an incredible consistency on delicacy and gentleness, supported by brilliant directing and acting. In a narration without judgment, which seeks feelings and sensitivity in flawed characters, the line between good and bad becomes blurred, such that we feel torn between ethical concerns and sheer compassion. Very well deserved Palme d’Or from 2018.

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John Wick: Chapter 3 - Parabellum
8
Chad Stahelski (2019)
Keanu Reeves, Halle Berry, Ian McShane
Saturday 14 September 2019 AD

pew pew pew

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They Shall Not Grow Old
6
Peter Jackson (2018)
Saturday 14 September 2019 AD

There is actually not that much material, and most of the movie keeps rambling the same things thought testimonies of various veterans who basically lived the same hell.

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Starship Troopers
5
Paul Verhoeven (1997)
Casper Van Dien, Denise Richards, Dina Meyer
Saturday 14 September 2019 AD

Honestly I was bored for the most of it.

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The House That Jack Built
6
Lars von Trier (2018)
Matt Dillon, Bruno Ganz, Uma Thurman
Saturday 14 September 2019 AD

Oh man… this is so fucked up. The movie makes you identify with the killer and at moments use suspense to make you fear for him getting arrested by the police. I can’t even say it’s bad because it is actually well-made. So weird.

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Once Upon a Time... in Hollywood
9
Quentin Tarantino (2019)
Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie
Saturday 14 September 2019 AD

What a delight to watch!
❤ The cinematography is wonderful. I keep reminding myself of this scene where Sharon Tate is waking up in her bed in a sunny morning. It feels retro yet so contemporary because of such warming light.
❤ Brad Pitt plays the coolest character in the world.
❤ The various locations in Los Angeles : Beverly Hills, downtown Los Angeles, the hippies’ scrapyard. When Cliff is fixing the antenna on top of the house, we’re overlooking Los Angeles, with an highway in the background. It feels eclectic and vibrant, makes you wanna play GTA V.
❤ The scene in the hippies scrapyard is masterful. It is creepy as fuck, you fear for Cliff’s life, it is straight from a horror movie. Yet no horror code is present : there is no suspenseful music, the main character is chill, it happens in broad daylight. This is brilliant.
❤ Leonardo DiCaprio skillfully plays a character who plays characters with varying talent. This is impressive. It’s like he has a setting on how good he must play.
❤ Awesome alchemy between the two main characters.
❤ The final pay-off.

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Booksmart
7
Olivia Wilde (2019)
Kaitlyn Dever, Beanie Feldstein, Jessica Williams
Saturday 14 September 2019 AD

This is the directorial debut of Olivia Wilde. I like watching directional debuts. This is a teen movie, which, apart from a few particularly well-made scenes (the pool scene then the argument at the party), is a conventionally teen movie, although top of its league. Now here is a twist : Beanie Feldstein, on the right in the poster, is Jonah Hill’s little sister. You can’t unsee this.

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Us
9
Jordan Peele (2019)
Lupita Nyong'o, Winston Duke, Elisabeth Moss
Saturday 14 September 2019 AD

After Get Out, Jordan Peele continues proving he is one of the best contemporary director for horror and suspense. There really are lots of good, original, ideas, and it is actually scary. Excellent.

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Hot Girls Wanted
8
Jill Bauer, Ronna Gradus (2015)
Farrah Laurel Abraham, John Anthony, Rachel Bernard
Saturday 14 September 2019 AD

The documentary draws a line between “pro” porn actresses who, historically, played “girls next door” types of role, and new young actresses who are are actually girls next door who just decide to go into porn. Because maybe the latter category should be more “protected” than the former? Or remain pure? Interesting anyways.

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Les Misérables
6
Tom Hooper (2012)
Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway
Saturday 14 September 2019 AD

The fact that characters are always singing feels so awkward. Especially since some of them appear not be great singers. Since I never read the book nor studied it at school, this movie provides an easy access to know the story of the novel. However, it is rather over-the-top and flamboyant, which I’m sure is consistent with Hugo’s style. The “I Dreamed a Dream” scene if by far the peak of the movie, providing solid ground for all the awards Anne Hathaway won for her role.

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Casablanca
6
Michael Curtiz (1942)
Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid
Friday 16 August 2019 AD

I liked the character of Rick Blain at the beginning: unfriendly and cynic, but with a lot of sensibility hiding behind. As the flashback told the tale of his love story, it all crumbled down to another middle-aged man going with a pretty girl in her mid-twenties and not being disturbed by her lack of maturity in comparison to him. <spoiler>The finale of the movie, where he makes a life-decision for her in her place, assuring her that this is the right thing to do, only shows again this difference in maturity and how infantilized she is. Why would a mind as strong as him have a love interest for such a young spirit, I don’t know</spoiler>

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Long Shot
7
Jonathan Levine (2019)
Charlize Theron, Seth Rogen, June Diane Raphael
Friday 16 August 2019 AD

Cute.

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The Sisters Brothers
7
Les frères Sisters
Jacques Audiard (2018)
John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal
Friday 16 August 2019 AD

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The Host
4
Gwoemul
Joon-ho Bong (2006)
Kang-ho Song, Hee-Bong Byun, Hae-il Park
Friday 16 August 2019 AD

What I get from watching the movies of Joon-Ho Bong (Parasite): weird shit happens in the basement.

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Memories of Murder
5
Salinui chueok
Joon-ho Bong (2003)
Kang-ho Song, Sang-kyung Kim, Roe-ha Kim
Friday 16 August 2019 AD

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Barking Dogs Never Bite
5
Flandersui gae
Joon-ho Bong (2000)
Doona Bae, Sung-Jae Lee, Hee-Bong Byun
Friday 16 August 2019 AD

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Climax
NA
Gaspar Noé (2018)
Sofia Boutella, Romain Guillermic, Souheila Yacoub
Thursday 18 July 2019 AD

As with other Gaspar Noé’s movies (I’ve only seen Irréversible but my predictions are set for the rest of the filmography), the characters already display a behavior I’ve trouble identifying with, to the point where the exercise of watching them evolve under extreme psychological pressure is of limited relevance (if you’re the kind of person who brings your child in such a setting, your decision-making process is already fucked up, of course I guess that under influence it’s gonna get worse).

The nightmare-ish aspect of it all reminded me of Darren Aronofsky’s Mother!, which, contrary to this one, I find wonderful, because I could identify with Jennifer Lawrence’s character.

In spite of my lack of identification and overall revulsion towards the experience, I must recognize the incredible cinematic performance, including the awesome opening, long shot, featuring a beautiful choreography. This movie is really unratable.

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Yesterday
7
Danny Boyle (2019)
Himesh Patel, Lily James, Sophia Di Martino
Thursday 18 July 2019 AD

Props to Ed Sheeran for the self-deprecation. Nice little flick.

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Toy Story 4
6
Josh Cooley (2019)
Tom Hanks, Tim Allen, Annie Potts
Thursday 18 July 2019 AD

I think Woody suffers from the sitcom syndrome where the main character is less interesting than the side characters. I didn’t like that the movie was so focused on Woody. I think Woody is boring. There is not as much team work and adventures as in the previous movies. The mood is too sentimentalistic and existential, and not as upbeat and funny as in the previous movies. It is rather enjoyable, but clearly not up to the franchise’s history.

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The Kindergarten Teacher
3
Sara Colangelo (2018)
Maggie Gyllenhaal, Gael García Bernal, Ato Blankson-Wood
Thursday 18 July 2019 AD

<spoiler>I was expecting a twist where we learn that the kid was stealing the poems from his nana, who the teacher considers to be a "nuisance". I don't want to brag, but this version would have been better by all accounts. Fucking psycho teacher kidnapping kids and patronizing lower social classes.</spoiler>

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Apollo 11
10
Todd Douglas Miller (2019)
Buzz Aldrin, Joan Ann Archer, Janet Armstrong
Thursday 18 July 2019 AD

I was on the edge of my seat during the whole of it. I was so pleased with the absence of narration and interviews, which gives such a “raw” touch to it. Although this is clearly not optimized for conveying as much information as possible, it is the closest you can be from actually living the thing as it was happening. Image restoration is beautiful, sound editing and mixing are awesome, editing is magnificent, the music from Matt Morton is so exciting. The documentary sets his own style and rules, inside which it is basically perfect. I think it is rewatchable ad vitam eternam.

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Dumbo
6
Tim Burton (2019)
Colin Farrell, Michael Keaton, Danny DeVito
Thursday 18 July 2019 AD

So when Disneyland gets bloated it becomes Dreamland, and it is getting destroyed by failing to integrate icons from the former. Bravo Burton. This is actually a nice flick to watch, notably because Dumbo is sooooo cute with his big eyes (hmmm “Big Eyes”, another Burton) and all his giggling and reactions. It is, however, visually ugly, as any scene can be spotted from being filmed with a green screen, and at times very awkward, for example with the terrible daughter character, who behaves more like a cyborg than like a child.

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Prospect
8
Christopher Caldwell, Zeek Earl (2018)
Sophie Thatcher, Jay Duplass, Pedro Pascal
Thursday 18 July 2019 AD

You can somehow feels the lack of budget through the rather uneventful story and cheap costume design, but this little western-on-another-planet won my heart with thoughtful character development. I actually rooted for the main character to safely get through her adventure all along.

The lack of budget actually serves the movie. At the beginning, when the ship separates from the main vessel, everything is seen as from inside the ship, and it is very well made. Contrary to fat science-fiction movies which tend to show things from a vantage point in space, in this scene you get to see the action on a human scale.

There are also discussions where characters discuss their situation in the movie’s science-fiction society, and I thought it was impressive how, with a few lines of dialogs, the movie opens a tiny window to a universe that appears to be very rich. Again, there is no great exposition of such universe, but rather hints of it on a human scale, which I found very likable.

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On the Basis of Sex
6
Mimi Leder (2018)
Felicity Jones, Armie Hammer, Justin Theroux
Thursday 18 July 2019 AD

History Educative Package #42187. Not great, not terrible.

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The Past
4
Le passé
Asghar Farhadi (2013)
Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa
Thursday 18 July 2019 AD

Because I liked Everybody Knows very much, I decided to dig further into Asghar Farhadi’s filmography. Unfortunately, I was way less convinced by this one, where every character is more or less depressive or hurtful. I miss the Spanish upbeat mood at the beginning of Everybody Knows and the ensuing heart-wrenching events. I resent this French gloomy setting and the ensuing depressive revelations. My reading of the morale of the movie is that the character played by Bérénice Bejo is such an horrid person, it’s the reason any man she goes with eventually leaves her.

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Parasite
8
Gisaengchung
Joon-ho Bong (2019)
Kang-ho Song, Sun-kyun Lee, Yeo-jeong Jo
Sunday 23 June 2019 AD

The movie goes in all sorts of directions, which kind of unhinged me, but it is overall interesting to watch, going from funny to thrilling in a very oddly way that has a fascinating touch to it.