🎬 All Time facts
I logged 1505 ratings, from 1408 unique movies, and 122 movies seen at the theater.
My longest streak of movie-watching days was from 1 May 2024 to 7 May 2024, with 9 movies watched.
My longest pause without any movie-watching was from 31 May 2013 to 25 July 2013.
The oldest movie I saw was The Cabinet of Dr. Caligari, from 1920.
🌟 The A+ Elite
My absolute favorites


Thursday 22 August 2024 🍿
permalinkA real jewel of cinema. It achieves what recent movies like Oppenheimer failed at: a sort of feature-length montage that doesn't make you feel disconnected from the characters and the action. I don't exactly know what the magic formula is, but I guess it notably knows when to land, stop the music, stop the context switching, and just let the present moment be, when it's time for important stuff.
The seams between those "summarized montage" moments and those "present action" moment are wonderfully done, the finest instance of it being the moment in Vietnam when the rain stops and we switch from a montage to real-time action in one single shot, where Zemeckis confirms he is one of the best film blockers out there.
The story (adapted from the novel) is a mixture of an interesting overview of US history and an incredibly original character story. I enjoyed its most unhinged aspects, from the main character being named after a KKK member to him singing at a gospel church with his dumb face.
What a delightful classic I had the chance to rediscover on a big screen. I cannot look at the list of Oscars won by this, and find a single one that wasn't 100% deserved. I might however find some missing ones like Alan Silvestri's soundtrack losing to Hans Zimmer for The Lion King (I admit it's a close one).

Saturday 26 September 2020
permalinkWhat is so good about this movie is that any action solely comes from the scene itself rather than from narrative tooling such as music or editing. The camera is either static or slowly moving, the shots are long, not aided by a piece of soundtrack. Yet the movie is intensively alive. It is so because of the many layers of stuff on the screen. The incredibly rich sets, the background noises of the neighborhood, the extras moving around in the background, the side characters doing their stuff to the side of the frame, and the profound, often silent, expressiveness of the main characters on the foreground. This whole beast of a movie is depicting life with a marvelous vividness, all that through a sequence of thoroughly designed frames.
Movie-making can sometimes feel like a sham in comparison to other arts. A 2-hours account of a story can hardly reach the intellectuel depth a book is able to contain, actors and their dialogs barely compete with the carefully crafted exchanges of theater plays, framing is just the successor of painting, and so on. But watching Roma is reassuring about the status of cinema, because you can't pull that shit up with anything else than a movie. It is cinema in its purest form, and an astounding achievement. One of the best film ever made.

Friday 11 September 2020
permalinkThe fast-paced screenplay of Aaron Sorkin, the rousing music of Daniel Pemberton, the brilliant acting from everyone, all instruments of this orchestra get skillfully played by director Danny Boyle to launch an opera whose inertia seems unstoppable. We wonder how the hell so much character development and so much information can be packed into such a minimalistic device. The movie starts and ends in one breath, one small powerful breath of emotions and curiosity. Exceptional.

Saturday 27 June 2020
permalinkChacun a son film épique préféré. Pour la génération de nos parents, cela peut être 2001 l'Odyssée de l'Espace, Lawrence d'Arabie, ou Il était une fois dans l'Ouest. Pour la génération actuelle, la trilogie du Seigneur des Anneaux est probablement l'élue. En ce qui me concerne, mon épique favori est le remake de King Kong de 2005. Réalisé par Peter Jackson après les Deux Tours, ce long film de 3h a plus ou moins disparu de la culture populaire après un honnête succès au box-office. Et pourtant, à chaque nouvelle vision (je ne compte pas, mais je dirais que celle de la semaine dernière doit se trouver entre la cinquième et la dixième), je ressens toujours la même force d'appréciation que celle que j'ai eu lorsque j'ai vu le film la première fois au cinéma il y a 15 ans.
Cette appréciation, c'est d'abord celle d'une construction et d'une cohérence parfaites. King Kong fait partie de ces films qui prennent leur temps, mais qui ne brodent pas. Ainsi, toutes les scènes apportent quelque chose d'important à l'histoire, au divertissement, ou à la caractérisation des personnages. C'est simplement que ce développement est mené avec tant d'application, en bonne et due forme, que cela prend du temps. L'allure générale qui en ressort est une construction en trois actes, épique et parfaite. On ressort de l'histoire avec l'impression d'avoir vécu une longue aventure, avec un début, un milieu, et une fin, et que tout cela a été élégamment agencé et exécuté.
Cette aventure laisse un souvenir d'autant plus incroyable qu'elle est ponctuée de scènes d'action extraordinaires. Ce combat entre Kong et les V. Rex est tout bonnement un chef d'œuvre d'action. L'action est compréhensible. Nous n'assistons pas à des trucs qui explosent dans tous les sens où à des plans de 1 seconde rapidement coupés à chaque coup porté. Au contraire, Kong, Ann, les dinosaures ont chacun une place précise dans l'espace, et on suit avec une forte impression la bataille qui est menée.
Enfin, le développement du lien entre Ann et Kong est écrit de manière remarquable. Cette époque de récent confinement et de télétravail m'a permis de comprendre un aspect important de l'histoire que je n'avais pas saisi auparavant : Kong est seul. À moins que le film nous ai caché quelque chose, c'est le seul gorille géant sur cette île, et il est là, bloqué tout seul sans personne à qui parler ou avec qui se changer les idées. La population indigène semble lui offrir plus ou moins régulièrement des prisionnièr(e)s, mais sa primitivité lui empêche de saisir ces opportunités pour avoir de la compagnie, il préfère les tuer et les manger. Ann Darrow est différente, grâce à son esprit et sa personnalité, elle va réussir à le toucher pour développer un lien.
Le film se vante de manière assez subtil de la qualité de ce développement par rapport au développement médiocre dans le film original de 1933. Dans la scène où Kong est donné en spectacle à Broadway, une version reconstituée des événements de l'histoire est jouée par des danseurs sur scène et par une actrice blonde "quelconque", et cette reconstitution basique ressemble en fait de très près à la manière dont était faite la scène dans le film de 1933. Lorsqu'elle commence à jouer, l'actrice crie "oh sauvez moi" et crie de manière ridicule, et on s'afflige du manque de conviction et de texture de cette performance, tout comme on pouvait s'affliger du manque de personnalité pour le personnage d'Ann Darrow de 1933 (qui passe l'essentiel du film à crier). Notons que Peter Jackson est un fan absolu du King Kong original, et mon interprétation de cette scène ne correspond donc peut-être pas à son intention.
Une scène charnière du King Kong de 2005 est celle où Ann Darrow se retrouve face au dernier V. Rex survivant, et où Kong débarque derrière elle. À ce moment, Ann recule pour se réfugier sous Kong. Elle a "choisi son camp", et Kong baisse rapidement les yeux pour considérer cette action et constater qu'on lui accorde de la confiance et de l'importance (la motion capture à cet instant est parfaite). Imaginez un gros gorille seul sur son île depuis des années, primitif et aliéné, et qui voit soudain cette petite créature, une femme, lui accorder sa confiance, faire d'elle son gardien. Il n'y alors plus aucun doute sur la raison de son attachement à Ann.
C'est juste parfait.

Monday 4 May 2020
permalinkNous vivons dans une ère de l'éditorialisation où il devient de plus en plus difficile de trouver de l'information à l'état brut, c'est-à-dire des textes, des photos, des vidéos. Lorsqu'une information ou un fait historique fait le buzz, combien de personnes voient réellement l'artefact qui est à la base ? Très peu, car les seules choses qui sont trouvables sont des vidéos YouTube de 30 secondes éditorialisée, avec une voix off qui nous explique l'événement, avec seulement un des morceaux percellaire de l'information brute, ou alors des retweets de retweets de retweets, ou alors un reportage au JT un peu plus avec toute sortes d'explications et parfois d'interprétations.
Dans ce modèle, l'information brute n'a pas seulement perdue sa valeur, elle est un boulet à l'éditorisation, puisque toute la richesse qu'elle contient dans ses détails sont autant d'éléments qui risquent d'être incohérents avec l'interprétation qui en est faite par celui qui présente l'information, ou tout du moins qui mettraient en exergue sa grossière incomplétude. Ainsi, nous ne sommes plus dans un monde où les plus curieux cherchent des explications pour une observation, mais dans un monde où les plus curieux cherchent des observations pour une explication.
Dans ce monde, Apollo 11 apparaît, tel un mirage, un espoir, un albatros royal rayonnant de toute sa majesté. Une masse de vidéos d'époque, soigneusement retouchées, mises adroitement les unes à la suite des autres, sans aucune narration, sans aucune interview, mais seulement avec des annotations les plus minimalistes possibles, et une musique grandiose pour rendre l'aventure palpitante. Je vous parle des plusieurs minutes de vidéos, ininterrompues, prise depuis le module Eagle lorsqu'il effectue sa descente sur la surface lunaire, seulement annotées de l'altitude courante et du niveau de carburant restant, accompagnées des communication radio entre Apollo 11 et Houston. De plusieurs minutes de vidéo ininterrompues où la fameuse phrase "This is a small step for man..." n'est pas ce qu'a dit Neil Armstrong lorsqu'il a marché sur la Lune, mais ce qu'a dit Neil Armstrong pour le show entre 2 commentaires techniques sur la surface lunaire.
Alors oui, ce format ne favorise pas la quantité d'informations transmises, et il lève plus de questions qu'il n'en clos. Que font tous ces ingénieurs de la NASA devant leurs innombrables consoles ? Quel est le sens de tous ces termes techniques utilisés dans les communications ? Pourquoi y a-t-il un blackout de communication pendant la ré-entrée atmosphérique ? Et des tas d'autres pour lesquelles je vais devoir faire appel à Wikipedia ou à d'autres documentaires sur le sujet. Mais l'ambition d'Apollo 11 n'est pas de répondre à ces questions, elle est de bouleverser suffisamment l'esprit avec des images incroyables pour qu'on ai envie de se poser ces questions dans un premier temps.
Il s'agit là d'une exploitation élémentairement grandiose du cinéma, au sens le plus noble du terme. Des images, du son, une histoire. La source d'une découverte et d'une réflexion. J'ai regardé Apollo 11 avec des frissons et une excitation enfantine, comme si on m'avait ammené devant un spectacle exceptionnel. Praise be. PRAISE BE!

Sunday 6 May 2018
permalinkThe obsessional usage of the long-take (the movie is one long take, although with ellipsis) allows some spectacular context switches all while maintaining continuity, which is splendid. All the characters are more or less crazy and it all turns into an exquisite cacophony.

Sunday 25 February 2018
permalinkSpielberg casually redefining the entire war genre. You don't have much time to think about it because the proximity with soldiers and the unforgiving depiction of the horrors of war are flooring you the whole time. It's captivating.
🎥 Favourite Directors
❤️ Most Watched
Director | Average Rating | Movies watched |
---|---|---|
Steven Spielberg | B | 29 |
Robert Zemeckis | C+ | 20 |
Woody Allen | D+ | 17 |
Michael Bay | D+ | 15 |
Clint Eastwood | C | 14 |
M. Night Shyamalan | C | 14 |
Martin Scorsese | C+ | 13 |
Ridley Scott | C+ | 13 |
Quentin Tarantino | B+ | 12 |
Joel Coen | C+ | 12 |
🔥 Top Rated
Director | Average Rating | Movies watched |
---|---|---|
Lee Unkrich | A | 5 |
Damien Chazelle | A | 4 |
J.C. Chandor | A | 4 |
Quentin Tarantino | B+ | 12 |
John Hillcoat | B+ | 3 |
Kathryn Bigelow | B+ | 3 |
Byron Howard | B+ | 3 |
James Cameron | B | 8 |
Andrew Stanton | B | 4 |
Chad Stahelski | B | 4 |
Saturday 16 August 2025 🍿
permalinkRe-watching an A+ is a bit of a stressful experience: What if it's not up to the experience I remember?
I am relieved.