Dude Rates Movies

Apollo 11

A+
Poster of the movie
Todd Douglas Miller (2019)
Buzz Aldrin, Joan Ann Archer, Janet Armstrong
Monday 4 May 2020 AD (rewatched) (uprated from A to A+)

Nous vivons dans une ère de l'éditorialisation où il devient de plus en plus difficile de trouver de l'information à l'état brut, c'est-à-dire des textes, des photos, des vidéos. Lorsqu'une information ou un fait historique fait le buzz, combien de personnes voient réellement l'artefact qui est à la base ? Très peu, car les seules choses qui sont trouvables sont des vidéos YouTube de 30 secondes éditorialisée, avec une voix off qui nous explique l'événement, avec seulement un des morceaux percellaire de l'information brute, ou alors des retweets de retweets de retweets, ou alors un reportage au JT un peu plus avec toute sortes d'explications et parfois d'interprétations.

Dans ce modèle, l'information brute n'a pas seulement perdue sa valeur, elle est un boulet à l'éditorisation, puisque toute la richesse qu'elle contient dans ses détails sont autant d'éléments qui risquent d'être incohérents avec l'interprétation qui en est faite par celui qui présente l'information, ou tout du moins qui mettraient en exergue sa grossière incomplétude. Ainsi, nous ne sommes plus dans un monde où les plus curieux cherchent des explications pour une observation, mais dans un monde où les plus curieux cherchent des observations pour une explication.

Dans ce monde, Apollo 11 apparaît, tel un mirage, un espoir, un albatros royal rayonnant de toute sa majesté. Une masse de vidéos d'époque, soigneusement retouchées, mises adroitement les unes à la suite des autres, sans aucune narration, sans aucune interview, mais seulement avec des annotations les plus minimalistes possibles, et une musique grandiose pour rendre l'aventure palpitante. Je vous parle des plusieurs minutes de vidéos, ininterrompues, prise depuis le module Eagle lorsqu'il effectue sa descente sur la surface lunaire, seulement annotées de l'altitude courante et du niveau de carburant restant, accompagnées des communication radio entre Apollo 11 et Houston. De plusieurs minutes de vidéo ininterrompues où la fameuse phrase "This is a small step for man..." n'est pas ce qu'a dit Neil Armstrong lorsqu'il a marché sur la Lune, mais ce qu'a dit Neil Armstrong pour le show entre 2 commentaires techniques sur la surface lunaire.

Alors oui, ce format ne favorise pas la quantité d'informations transmises, et il lève plus de questions qu'il n'en clos. Que font tous ces ingénieurs de la NASA devant leurs innombrables consoles ? Quel est le sens de tous ces termes techniques utilisés dans les communications ? Pourquoi y a-t-il un blackout de communication pendant la ré-entrée atmosphérique ? Et des tas d'autres pour lesquelles je vais devoir faire appel à Wikipedia ou à d'autres documentaires sur le sujet. Mais l'ambition d'Apollo 11 n'est pas de répondre à ces questions, elle est de bouleverser suffisamment l'esprit avec des images incroyables pour qu'on ai envie de se poser ces questions dans un premier temps.

Il s'agit là d'une exploitation élémentairement grandiose du cinéma, au sens le plus noble du terme. Des images, du son, une histoire. La source d'une découverte et d'une réflexion. J'ai regardé Apollo 11 avec des frissons et une excitation enfantine, comme si on m'avait ammené devant un spectacle exceptionnel. Praise be. PRAISE BE!

Thursday 18 July 2019 AD (watched)

I was on the edge of my seat during the whole of it. I was so pleased with the absence of narration and interviews, which gives such a “raw” touch to it. Although this is clearly not optimized for conveying as much information as possible, it is the closest you can be from actually living the thing as it was happening. Image restoration is beautiful, sound editing and mixing are awesome, editing is magnificent, the music from Matt Morton is so exciting. The documentary sets his own style and rules, inside which it is basically perfect. I think it is rewatchable ad vitam eternam.